Après l'incendie de l'usine Lubrizol, à Rouen, classée Seveso, les pompiers qui sont intervenus se sont vus prescrire une batterie d'analyses par la médecine du travail.

En effet, l'incendie, ainsi que les fumées, l'air et la suie que ce dernier engendre inquiètent de nombreux habitants de par sa dangerosité. Bien que l'administration française tente de rassurer, les doutes persistent et s’aggravent.

Ce pompier d'une trentaine d'années, qui a passé plus de 40 heures dans la fumée, à combattre les flammes, se rend donc à son rendez-vous médical pour procéder à cette analyse de sang. Ce n'est qu'après cette dernière qu'il se voit refuser l'accès à ses résultats, sous couvert de la confidentialité.

Nous parlons bien ici de ses propres résultats, que l'on cherche à lui cacher.

L'information est vite relayée au sein même de la brigade du SDIS, ainsi que sur les réseaux sociaux, et la panique s'installe vite, venant compléter celle déjà ambiante depuis l'incendie.

En effet, sur les réseaux sociaux toujours, de nombreux internautes partagent et relaient des photos, des témoignages qui se veulent alarmants.

D'un point de vue médical, le préfecture ainsi que le gouvernement se veulent rassurants.

"Pas de risque de toxicité aiguë".

Parmi les symptômes, on liste maux de têtes, vertiges, mal de gorge.

La préfecture de la Somme a quant à elle ouvert une cellule d'information ouverte au public et déposé un arrêté de suspension des activités agricoles dans près de 100 communes.