Insultes, bousculades, moqueries… Chaque année, plu de 700 000 élèves sont victimes de harcèlement, soit plus de 1 sur 10. Ce fléau ne touche pas seulement la primaire ou le collège, mais aussi le lycée, l’université…

En ce 8 Novembre 2018, le gouvernement lance une campagne de sensibilisation contre le harcèlement scolaire. Depuis trop longtemps, ce phénomène n’a pas été reconnu, souvent considéré comme « anecdotique » ou encore de « jeux entre élèves ». Aujourd’hui, l’État a pris conscience que cette situation pouvait être dangereuse, et que personne ne devait laisser une telle situation impunie.

Des banales insultes comme « Sale pute », « Nique ta mère » ou encore des bousculades, des menaces ou, pire, un passage à l’acte, rien ne doit être pris à la légère, car nombreux sont celles & ceux qui subissaient sans rien dire, et qui ont pris une décision radicale : mettre fin à leurs jours pour enfin être libérés.

En ce jour de mobilisation, une vidéo bouleverse la toile, celle d’un enfant de 7 ans, harcelé, qui veut « rejoindre le bon dieu » pour mettre fin à son calvaire.

Ce petit garçon, scolarisé avec ses deux frères dans une école catholique de l’Aisne, est harcelé depuis plusieurs mois, et indique également que l’un de ses frères est également victime de harcèlement. La mère a déposée une plainte auprès de la Gendarmerie de sa ville.

La vidéo n’a pas été publiée par la mère, mais par la soeur de la victime, sur Facebook, avant d’être retirée.
Un peu plus tard, c’est sur Twitter que l’on retrouve cette vidéo, publiée sur le compte @Manue_aldc avec l’accord de la mère.

Le garçon mis en cause est actuellement entendu par la Gendarmerie, et le petit bonhomme qui a bouleversé la toile a adressé un message de remerciement :

De leur côté, la direction de l’établissement, contactée par Le Parisien, indique que « les autorités compétentes (ndlr la gendarmerie) ont été prévenues » et d’ajouter « On ne peut pas dire que nous n’avons rien fait face à cette situation ».

Preuve que le harcèlement touche tout le monde, la @PoliceNationale, par le biais de son compte Twitter, rappelle que dans la cour de récré, en classe, dans la rue, ou même sur internet, le harcèlement peut toucher n’importe qui, n’importe où.


Tout le monde se mobilise, le gouvernement, le ministères de l’éducation nationale et de la jeunesse, les forces de l’ordre, les académies, et même les célébrités.

#NonAuHarcèlement

Enfin, que vous soyez victime ou témoin de harcèlement, ne restez pas dans l’isolement, parlez-en, faites-vous aider. Appelez le 3020 (gratuit & anonyme).