Faits divers

Verbalisation : Deux agents contrôlés positifs au cannabis

Depuis peu, des voitures embarquant des radars, avec comme objectif le contrôle des stationnements payants, circulent sur le territoire français.
En deux jours, deux agents ont été contrôlés positifs au cannabis.

C’est la stupéfaction. Ces derniers jours, deux agents conduisant des voitures de contrôle, sous la direction d’une société privée, ont été contrôlés positif au cannabis en Île de France.
Ces agents ont pour mission de conduire ces voitures sérigraphiées « Streeteo – Mairie de Paris – Contrôle du stationnement payant », équipées de caméras, pour contrôler les stationnements payants

Cette affaire a commencée Mercredi dans le XVe arrondissement de Paris, où un jeune homme de 23 ans, conducteur d’un de ces véhicules, est contrôlé par des policiers en patrouille. Ils lui repprochent dans un premier temps de conduire sans ceinture de sécurité. Très vite, ils s’apercoivent qu’il ne possède pas d’assurance, ni de carte grise. Première circonstances agravante, le contrevenant est surpris en train de filmer les forces de l’ordre avec son smartphone. Seconde circonstance agravante, il a les yeux rouges. Les policiers décident de le soumettre à un dépistage salivaire multidrogues, qui prononce un verdict sans appel : POSITIF.

Permis de conduire et véhicule immobilisé, le contrevenant s’enfonce encore un peu plus.
Dans le véhicule sérigraphié, le mis en cause s’en prend à une policière

T’es contente ? T’as le seum ? Espèce de mal baisée !

A la conduite sous l’emprise de cannabis, non port de ceinture de sécurité, défaut d’assurance et de carte grise s’ajoute dès lors outrage à agent dépositaire de l’autorité publique.
Cet agent, assermenté depuis seulement dix jours, et « salarié » d’une entreprise publique vers laquelle a été transférée une mission de service public, terminera en garde à vue.

Dès le lendemain (ndlr : Jeudi 11 Janvier), nouvel incident, cette fois-ci dans le XIVe arrondissement, un autre agent est, lui aussi contrôlé positif, mais cette fois-ci, les agents de police retrouvent du cannabis dans ses chaussures. Lui aussi agrave son cas, car en plus de la conduite sous emprise de stupéfiants, détention de produit illicite, il se rend également coupable d’usurpation d’identité en indiquant celle de son frère.

Un syndicaliste de l’UNSA Police se demande « sur quels critères sont embauchés ces agents qui sont de véritables délinquants de la route ».

Contactée, la préfecture de Police de Paris, qui fait appel à cette société privée, assure que « la société privée doit prendre les mesures nécessaires pour que ce genre d’incident ne se renouvelle plus. et qu’elle [la société privée] a toute la confiance de la ville. »





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